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Repousser les limites sur l'eau : entretien avec James à propos de son record du monde de 322 km en eFoil

Repousser les limites sur l'eau : entretien avec James à propos de son record du monde de 322 km en eFoil

 

James vient de battre le record du monde de distance à bord de l'AUDI e-tron Foil Aerofoils, en parcourant la distance incroyable de 322 kilomètres le long de la Côte d'Azur. Dans cette interview, il nous fait part de ce qui l'a inspiré, de sa préparation et des défis qu'il a dû relever au cours de ce périple remarquable, nous donnant ainsi un aperçu de cece qu’il faut pour repousser les limites de ce nouveau sport passionnant.

1. Qu'est-ce qui vous a initialement poussé à tenter de battre le record du monde de distance sur un eFoil ?

Bon, comme cette discipline est encore assez récente, je pensais que la plupart des records étaient encore relativement faciles à battre, et comme je suis moi-même encore assez jeune, j’avais très envie de tenter ma chance ! Je suppose que mon esprit de compétition date encore de l’époque où je faisais du ski alpin de compétition…

L’occasion s’est présentée grâce à mon école eFoil Sensation et au centre Aerofoils , dans le sud de la France. C’est ma quatrième saison ; j’ai donc eu le temps de m’entraîner à l’e-foil et de nouer de bons contacts. Trouver des sponsors a donc été une autre pièce du puzzle – grâce à Aerofoils, Sialia Yachts, H2O Maritime, Active Explorer, Audi Nice, Jet+ Assurances, Antilogos Imprimerie, Wash Down, Precision Fuel & Hydration, Spark Marine Projects, la mairie de Saint-Jean-Cap-Ferrat, Mark's Real Estate, mon ami Alex et Bruno de ma base, Le Nautic.

Il était également évident que battre un record du monde dans une activité aussi en vogue constituerait une belle opportunité sur le plan médiatique et marketing, susceptible de profiter à mon entreprise ainsi qu’à cette activité en général, que je tiens à promouvoir.


 

2. Comment vous êtes-vous préparé physiquement et mentalement à un périple aussi exigeant ?

J'ai la chance d'enseigner l'eFoiling tous les jours, ce qui me permet de m'entraîner beaucoup ; mon corps était donc bien préparé.

J'ai mis au point un style particulier qui consiste à se tenir debout sur la planche, face à l'avant, les deux pieds pointés droit vers la proue, comme en stand-up paddle. Je l'appelle le « SUPer Style », et c'est très agréable de regarder devant soi plutôt que toujours sur le côté. Pouvoir changer régulièrement de position est essentiel pour pouvoir parcourir de longues distances.

J’ai pris un peu de temps pour moi avant le grand jour afin de me sentir en forme et prêt à me lancer. Et comme j’avais déjà effectué un essai de 203 km aller-retour entre ma base de Saint-Jean-Cap-Ferrat et Saint-Tropez, je n’avais aucun doute sur ma capacité à y arriver. J'ai bien dormi et j'ai fait pas mal d'étirements avant de monter sur ma planche pour la traversée. À vrai dire, ce n'est pas comme courir un marathon ; ce n'est pas aussi exigeant physiquement qu'on pourrait le croire.


 

3. Pouvez-vous décrire les aspects logistiques liés à l'organisation de cette tentative de record, notamment en ce qui concerne les changements de batterie et l'assistance ?

En réalité, il m’a fallu trois tentatives pour réussir ce record. La première fois, entre ma base ici à Saint-Jean-Cap-Ferrat et Saint-Tropez (aller-retour), j’étais accompagné de mon ami et partenaire Bruno, ainsi que d’un autre ami, Ed, qui m’ont suivi le long de la côte à bord de ma Q4 e-Tron chargée de batteries. Je devais changer de batterie sur la plage, mais ce n’était pas toujours facile de se retrouver ! J’ai parcouru 203 km lors de ce premier essai, et il était évident qu’un bateau serait plus adapté pour une plus longue distance. Maintenant que j’avais la preuve qu’une tentative sérieuse était possible, j’ai pu susciter l’intérêt des gens et commencer à trouver des sponsors. Le fait de pouvoir compter sur le yacht électrique Sialia pour m’accompagner a constitué une étape majeure dans l’organisation de la tentative suivante. La présence d’un bateau à proximité et de personnes autour de moi a rendu cette deuxième tentative bien plus agréable et a facilité les changements de batteries à l’arrière du bateau. La possibilité de les recharger à bord a dissipé tout doute quant à notre capacité à parcourir une plus longue distance. Mais lors de la tentative finale, nous sommes revenus aux arrêts sur la plage à la base, qui se trouvait à mi-parcours d’un circuit comprenant Saint-Jean-Cap-Ferrat – Monaco aller-retour, et Saint-Jean-Cap-Ferrat – Villefranche aller-retour, soit une distance de 20 km dans chaque sens.


 

4. Quels ont été les plus grands défis auxquels vous avez été confrontés au cours de cette tentative, qu’ils aient été prévisibles ou inattendus ?

L'aspect le plus éprouvant physiquement de ce périple a été l'engourdissement de mes pieds, en particulier de mon pied droit arrière, qui subit généralement davantage de pression lorsque je négocie les virages. Les changements de batterie sont toujours un soulagement bienvenu, mais c'est aussi agréable de pouvoir changer de position et bouger régulièrement, notamment en s'asseyant ou en s'agenouillant de temps en temps.

Le contretemps le plus inattendu lors de cette deuxième tentative a été une chute violente sur le dos, qui a désactivé l'application Strava de mon téléphone. Il s'agissait là du principal problème logistique imprévu, mais pas du seul, qui m'a empêché de déterminer le nombre exact de kilomètres parcourus.


 

5. Y a-t-il eu des moments, au cours de cette tentative, où vous avez douté de votre capacité à la mener à bien ?

Non, dès le troisième tour, j’avais suffisamment confiance en tout mon équipement – planche, foil, batteries, traceurs GPS, caméras enregistrant l’intégralité du parcours, etc. – ainsi qu’en mon équipe d’assistance pour savoir que j’allais y arriver.


 

6. En quoi les conditions météorologiques et l'état de la mer ont-ils influencé votre voyage ?

La première sortie a été incroyable ; la mer était calme, et j’ai longé la côte à l’aller, ce qui m’a permis d’admirer des paysages fascinants, notamment autour de l’Estérel. J’ai même aperçu des dauphins, ce qui a rendu le trajet vraiment sympa. Au retour, la houle s’est intensifiée et m’a ramené sur de belles vagues, ce qui était tout aussi sympa.

La deuxième sortie à bord du yacht Sialia a bien commencé, mais la mer s'est agitée au fil de la journée, avec une forte houle dans la baie de Saint-Tropez qui a rendu la navigation très difficile. Le trajet était plus exposé, tant à l'aller qu'au retour, car nous avons dû naviguer plus au large, ce qui était moins intéressant.

Mais cette troisième et dernière tentative s'est déroulée par une journée calme et sans vent, et le fait de longer un littoral qui m'était familier et de croiser de nombreuses personnes que je connaissais a rendu ce moment vraiment spécial.


 

7. Pouvez-vous nous décrire ce que vous avez ressenti lors des moments clés de cette tentative, par exemple lorsque vous avez réalisé que vous alliez battre le record ?

Me lever à 5 h et admirer le lever du soleil avec mon ami Bruno pour préparer le départ le dernier matin a été un moment formidable. Nous sommes partis ensemble pour la première étape, aller-retour jusqu’à Monaco, dans le calme, le silence et la beauté. Un autre ami m’a rejoint pour une étape aller-retour vers Villefranche vers midi, mais pour le reste, j’ai navigué pratiquement seul jusqu’à la dernière étape, qui était également un aller-retour vers Villefranche en passant par le Cap Ferrat. Cette fois-ci, j’ai été rejoint par mes amis Bruno et Charles, fondateur du Monaco eFoil Club et mon sponsor avec sa société Spark Marine Projects à Monaco. Prendre le dernier virage avec eux et apercevoir Saint-Jean-Cap-Ferrat a été un moment vraiment spécial, et traverser une dernière fois notre canal en vol avant d’atterrir sur la plage, où de nombreux amis et des représentants de la mairie m’attendaient pour m’accueillir, a rendu ce moment tout à fait exceptionnel. On m’a aspergé de champagne, et j’en ai bu pas mal moi aussi, ce qui m’a fait du bien ! Une soirée fabuleuse.


 

8. Comment comptez-vous fêter cette réussite ?

Je me réjouis d’avoir désormais concrétisé mes projets de me rendre à Miami en octobre pour y entamer un nouveau chapitre avec eFoil Sensation. Je partirai probablement avec le Sialia, dont l’équipage se fera un plaisir Aerofoils , puisqu’ils emmènent leur bateau (le Deep Silence) au salon nautique FLIBS depuis ici. Je souhaite m’implanter dans un endroit où la saison est plus longue et qui présente un potentiel tout aussi intéressant !


 

9. Quel message espérez-vous que votre exploit transmette à ceux qui s'intéressent à l'eFoiling ou qui souhaitent repousser leurs limites ?

Comme je l’ai dit au début, à mon âge avancé de 52 ans, je pense que cela prouve qu’il y a encore beaucoup de marge pour établir et battre toutes sortes de records. L’eFoiling est une nouvelle activité incroyable qui, selon moi, a un bel avenir et pourrait bien devenir une discipline olympique. Le chemin pour y parvenir sera très amusant pour tous ceux qui y participent, et je me sens privilégié d’avoir ma place dans ce milieu et de contribuer à son développement. J’adore initier et enseigner l’eFoiling aux gens, et surtout pratiquer avec d’autres. J’ai hâte de donner davantage de cours, de participer à des compétitions ainsi qu’à des événements organisés par différentes marques, et de voir de plus en plus de riders sur l’eau dans de plus en plus d’endroits à travers le monde. Merci, Aerofoils, j’adore vos eFoils – je retourne sur l’eau dès maintenant !

Le parcours de James témoigne de la force de la détermination et de l'innovation dans un sport en pleine évolution. Alors qu'il se prépare à relever de nouveaux défis, son exploit record réalisé à bord de l'AUDI e-tron Foil by Aerofoils placer la barre très haut, mais incite également d'autres personnes à explorer les possibilités infinies qui s'offrent à elles pour repousser leurs propres limites sur l'eau.

Merci, James, de nous avoir fait part de ton expérience et, surtout, de nous avoir fait vivre ton incroyable aventure à tes côtés !

Parrains :

@sialiayachts @villedesaintjeancapferrat @activexplorer.monaco @h2omaritime @audinicemougins @sparkmarineprojects @washdown.eco @marks_real_estate @le_nauticaerofoils.official



Lasse Assmann

Responsable marketing, Aerofoils
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